La captation vidéo

Gabriel Mancio, Directeur artistique

22 March 2016

Qui se cachent derrière nos vidéos ?

Investir dans le vidéo marketing constitue aujourd’hui une des meilleures alternatives pour les entreprises qui veulent allier le son, l’image ainsi que le dialogue sans devoir dépenser une grosse somme d’argent. Et les faits actuels démontrent que plus de 80% du trafic global sur la toile découle des vidéos. Néanmoins, réussir une vidéo relève généralement du domaine du professionnalisme. Et comme n’importe quel contenu web, elle doit montrer une certaine originalité ainsi qu’une grande pertinence afin de susciter continuellement l’intérêt des internautes.

Une vidéo bien aboutie et pointue nécessite la combinaison de plusieurs savoir-faire plus ou moins précises, voire très techniques. En effet, toute une équipe composée de plusieurs techniciens compétents dans leurs domaines respectifs façonne, organise et met en place un dispositif de production afin de répondre au mieux aux exigences des clients en termes de vidéos en captation.

En d’autres termes, le rôle d’un spécialiste en vidéo marketing constitue en la réalisation des vidéos et la création ainsi que le pilotage des chaînes sur différents sites d’hébergements vidéos ou des média sociales afin d’améliorer le référencement des films entreprises.

Des fois, un community manager peut même être présent sur les différents réseaux sociaux afin de développer les adeptes et les futurs clients en se rapprochant d’eux. Ainsi, le but de ce présent article reste la présentation objective des rôles ainsi que des fonctions de chacun des techniciens et des travailleurs dans l’ombre qui se cachent derrière tous les vidéos.

De ce fait, pour en connaître davantage à ce sujet, sur comment façonner pas à pas une vidéo de A à Z, merci d’aller jusqu’au bout de ce présent article qui tentera de mettre en exergue les techniques ainsi que les acteurs principales qui doivent être mobilisées en vue de produire une bonne captation. Les fonctions des différents travailleurs de l’ombre qui collaborent ensemble pour la production effective d’une bonne vidéo seront également étalées dans ce même article.

De la production au montage : quelques étapes à suivre.

Qui dit captation vidéo sous-entend film corporate ou film institutionnel pour les entreprises. A vue d’œil, la captation d’un vidéo semble être un travail aisé et même à la portée de tous. Toutefois, elle requiert tout de même toute la mobilisation d’une équipe entière avant d’être jugée totalement aboutie. En effet, la vidéo passe par plusieurs étapes incontournables avant d’être enfin au point. Avant le tournage, il faut faire plusieurs préparations qui incluent un équipement adéquat ainsi qu’une équipe bien expérimentée et très professionnelle. Ci-après les étapes incontournables pour la production d’une bonne vidéo. Tous les types de vidéo ne paraissent pas suivre nécessairement le même fil mais requièrent néanmoins toutes ces étapes.

 

Tout d’abord, on procède au développement du projet. Ce dernier découle des différentes idées qui résultent des imaginations, des rêves ou encore des inspirations ainsi que des projets de différentes personnes qui participent dans la fabrication de la vidéo comme le réalisateur, un scénariste ou encore un producteur. Il peut également découler d’une œuvre existante (par exemple un livre, une pièce de théâtre, un film, une scène au quotidien, etc.) que le producteur devrait d’abord acheter ou à la rigueur payer des droits afférents(les droits d’auteur). Dans le cas d’un film entreprise, le fond du scénario repose généralement sur l’historique de l’entreprise, sa création, ses objectifs, bref, quelques présentations de ses activités, etc. Puis, un scénariste se chargera d’écrire et de développer un scénario à son rythme. Cette phase précise peut prendre plusieurs mois voire des années car le travail reste très détaillé et très long. L’avantage c’est que durant tout le déroulement de la rédaction du scénario, les deux parties formées par le réalisateur (ou le responsable marketing de l’entreprise en question) et le scénariste s’échangent en permanence des idées. Ce qui constitue un moyen pour faire les corrections, inclure des nouveaux personnages ou refondre totalement les scènes et recréer des nouvelles car des fois, l’intérêt du projet ne peut pas toujours coïncider avec les rédactions entreprises. C’est également un moyen de surveiller et de diriger les avancements des travaux. Cette phase ne définit en rien l’aboutissement du film corporate et pas mal de projets s’arrêtent à ce stade à cause de différents critères comme l’impossibilité de trouver le budget, un désaccord entre créateurs et producteurs, le changement des objectifs de l’entreprise, une mutation du marketing, etc.).

 

Après, nous passons à la pré-production. Elle consiste à regrouper tous les éléments ainsi que les démarches et toutes les actions à entreprendre avant le tournage effectif de la vidéo ou du film entreprise pour assurer son bon déroulement. La pré -production comporte le découpage technique qui étale avec précision la totalité de la mise en scène à adopter durant tout le tournage, le dépouillement qui révèle toutes les informations ainsi que tous les détails de chaque scène du film (acteurs et personnages, effets, décors, costumes, matériel, accessoires, etc.), les repérages qui consiste généralement à vérifier la logistique, le son et la lumière, la liste technique , le budget prévisionnel , le casting et enfin le plan de travail pour un bon déroulement du tournage.

 

Après la pré-production, nous procédons à l’acquisition numérique. L’importance de cette étape dérive du fait que c’est l’étape qui formera le corps de la vidéo. Durant toute l’acquisition numérique, communément généralisé tournage, le film corporate commence à prendre vie car toutes les images commencent à être prises. Le tournage constitue la partie la plus décisive du processus et il mobilise également un grand nombre de personnes. Le tournage affiche également le partie la plus spectaculaire avec les différents décors, les différents plateaux, les matériels utilisés, les acteurs qui se changent en permanence et équipes techniques qui se mobilisent à fond. Cette étape dure quelques semaines et trois mois pour les films à gros budget car les rushes (éléments tournés sur un support numérique ou une pellicule) coûtent relativement très chères.
Une fois toute l’intégralité de l’événement enregistré dans nos appareils, nous passons au dérushage qui constitue la première étape du montage. Là, nous sélectionnons avec soin les vidéos à utiliser lors du montage. En effet, un plan a nécessité plusieurs prises à sélectionner minutieusement en fonction des images, de leurs qualités et de l’adéquation exigences du script/images. En plus de bien sélectionner les images à adopter, le dérushage consiste aussi à faire une synchronisation sonore vu que le son a été enregistré séparément des images.

 

Puis, il y a la construction. Elle inclue aussi généralement tous les travaux de mixage en créant l’ambiance sonore du film. Durant cette étape précise, la structure du film corporate sera esquissée. Nous commençons alors à compiler les différents plans à utiliser en insérant les séquences adéquates.

 

Ensuite, nous procédons à l’ours ou le montage brouillon qui consiste à imbriquer bout à bout les différentes séquences pré-montées afin d’avoir une idée de la construction de la vidéo. C’est à ce stade précis qu’on façonne les bruitages, le design sonore, la bande-originale. On peut également y insérer des dialogues préenregistrés ou encore y ajouter une voix-off. Puis, on y ajoute les différents effets spéciaux numériques qui varient selon la nature du film et selon le budget alloué à cet effet.

 

Et enfin, il y a le montage final. Elle est primordiale afin de peaufiner avec soin les derniers mis au point ainsi que les finitions et les détails importants. Lors du montage final en question, nous vérifions encore les raccords ainsi que l’harmonie de tous les plans en prenant compte des critères liées à l’étalonnage afin de bien égaliser les lumières et les contrastes, le mixage afin de bien égaliser les sons, l’ajout des musiques de fond ainsi que l’insertion des titres et des différentes génériques.

 

Une fois toutes ces étapes finies, toute l’équipe se regroupe et se met d’accord sur ce qu’il faut retenir. A ce stade, c’est plutôt au réalisateur, au producteur ainsi qu’au diffuseur et au directeur marketing de la société qu’incombe la tache de prendre la décision finale. Et là, le film entreprise ou la vidéo sera exposé au public, son ultime juge.

 

Les techniciens derrière nos vidéos.

 

Effectivement, on retrouve plusieurs personnes qui travaillent en parfaite accordance afin de concourir à l’aboutissement d’un film corporate. En premier lieu, on a le chef de projet. Cette personne est chargée de la gestion du projet dès la conception à la mise en production. Elle assure la budgétisation ainsi que la planification des dépendances et des différents jalons. Le chef de projet se charge également de la conception des documents clés et de l’encadrement de l’équipe. Sinon, il se charge aussi de la coordination des déploiements et des ressources. Et enfin, le support ainsi que le conseil aux équipes internes est toujours à sa charge.

Puis, on retrouve le réalisateur. Cette personne quant à elle, est chargée de la direction de la fabrication de la vidéo. Elle peut être à la fois un auteur, un artiste et un technicien mais elle est principalement mobilisée pour la mise en scène de différentes vidéos. S’appuyant sur un scénario, le réalisateur définit les aspects visuels et dramatiques du film en question. Ainsi, il s’active à la préparation, au casting technique et à ceux des comédiens,  aux repérages, au tournage et même à la postproduction et à la promotion. Durant tout le tournage, le réalisateur assure la mise en scène, dirige les acteurs et s’entoure en permanence de l’équipe technique. Il se peut qu’il dirige également le montage suivant les termes de son contrat.

Après, il y a le directeur artistique. Il tient une place prépondérante dans la rubrique artistique de la cause. Son rôle consiste à choisir et à poser l’identité artistique principale véhiculée par la vidéo. Du coup, c’est le directeur artistique qui est responsable du ton, du style, du genre ainsi que de l’ambiance de la vidéo. De plus, il occupe la fonction de coordonnateur de l’ensemble de l’offre culturelle. En outre, on attend généralement son avis durant les programmations et aussi pour la convergence de la communication avec tous les choix artistiques. Et enfin, le directeur artistique tient la ligne directive artistique globale à suivre durant tout le processus de déroulement de la vidéo. En parallèle, il encadre aussi l’ensemble du personnel de production et celui de la création artistique.

Ensuite, on retrouve le cadreur, communément appelé caméraman ou encore opérateur de prise de vues. Ce technicien est aux commandes de la caméra durant les différentes prises de vues. De ce fait, il est responsable du cadrage. Il peut être sous la supervision ou les recommandations d’un réalisateur ou selon sa propre initiative. Le cadreur collabore essentiellement avec le réalisateur. Il manie scrupuleusement la caméra en fonction des plans à suivre et des mouvements de l’appareil. Le caméraman participa activement à la résolution des problèmes relatifs aux raccords d’un plan, aux séquences adoptées et aux différents scénarios. En effet, le tournage ne se déroule pas d’une manière chronologique par rapport au récit. Sinon, le cadreur est en général assisté par un premier assistant opérateur qui est en charge de la préparation de la caméra ainsi que des autres accessoires nécessaires au tournage  du plan. Cet assistant assure aussi la mise au point de l’objectif durant toutes les prises. Un second assistant peut aider ces deux premiers. Il est, quant à lui, en charge de l’entretien, des changements et des déchargements des magasins et des disques durs.

Pour les acteurs et comédiens, il y a le maquilleur qui intervient dans le maquillage des  hommes et des femmes en rendant leurs visages plus télégéniques. Dans ce sens, ces maquilleurs œuvrent en parallèle avec les exigences artistiques des costumiers, de l’éclairagiste ainsi que du cadreur. Le maquilleur idéal serait celui qui arrive à produire un travail soigné qui illustre un vrai souci du détail, une grande imagination ainsi qu’une grande capacité de création indispensable. En effet, tous les éléments de maquillage sont mobilisées afin d’obtenir le personnage escompté : fard, postiche, maquillages de toutes sortes. Le résultat attendu devra être bluffant : un air rajeuni, maladif, vieilli, etc.

Après il y a le perchman qui est communément appelé assistant son ou encore perchiste. Sa fonction principale reste l’assistance du chef-opérateur du son vu qu’il est responsable du placement du microphone principal qui est placée  au bout d’une perche légère et télescopique. En temps réel, le perchman ajuste en permanence la position du micro pour recueillir le son de voix de tous les comédiens durant toutes les prises. De ce fait, il doit assurer la qualité du son qu’il transmettra au chef opérateur du son. Durant les prises, le perchman doit aussi s’assurer de garder son micro loin des projecteurs et du cadrage afin qu’il ne fasse de l’ombre dans les images. En outre, le perchman travaille étroitement avec le cadreur ainsi que le directeur de la photographie. Il aide également le chef-opérateur du son durant la confection de sa prise de son. Dans certains cas, le perchman devra recourir à l’utilisation des micros-cravates sans fils sur les acteurs, ou encore à étendre des moquettes sur le sol afin de perfectionner la fidélité du son. Et enfin, le perchman assure la gestion des contingences techniques lors de toute l’élaboration du vidéo marketing.

Puis, on retrouve le scripte (secrétaire de plateau) qui tient la responsabilité de la tenue des documents ainsi que de la continuité de la réalisation. Cette personne collabore directement avec le réalisateur en termes techniques et artistiques. En outre, elle veille également à la bonne mise en œuvre du déroulement du tournage et décide quand le poursuivre. De ce fait, elle connaît tous les départements et les surveille durant toute la préparation ainsi que le tournage. Le minutage ainsi que l’établissement du lien avec le montage et la direction de production restent également à sa charge. Le scripte peut être assisté par un assistant scripte. Il collabore directement avec ce dernier qui la seconde et qui exécute ses ordres. Sinon, le scripte est un des techniciens de l’équipe de tournage. Et un scripte idéal maîtrise l’observation minutieuse et le sens de l’organisation détaillé vu qu’il doit jongler plans, scènes et séquences.

Après arrive le chef opérateur est aussi appelé directeur de la photographie ou encore directeur photo. Il est d’emblée responsable de la prise de vue durant le tournage d’un film. Du coup, il travaille en étroite collaboration avec le réalisateur en concevant l’esthétique ainsi que l’éclairage. Il est également responsable de la direction de l’équipe d’électriciens-éclairagistes qui placent et déplacent les projecteurs et les autres accessoires en concordance avec les directives et les besoins du tournage. Sinon, le chef opérateur peut également tenir le rôle de cadreur.

En parallèle, on peut retrouver le monteur qui, en général, est chargé de l’assemblage des plans ainsi que des différentes séquences d’un vidéo marketing. En effet, c’est au monteur qu’incomba la tache dévoiler toutes les exigences décrites par le scénario et  les détails capturées durant le tournage. Le travail du monteur ou du chef monteur requiert ainsi beaucoup de compétence et de d’expérience vu que le travail doit combiner une rubrique artistique avec une partie technique en recourant à des outils de montage sophistiqué.

Et enfin, on a le motion designer pour habiller la vidéo. C’est un graphiste polyvalent qui doit maîtriser différentes techniques qui incluent les effets spéciaux, les animations 2D et 3D, les vidéos, etc. Il est également en charge de la réalisation ainsi que de la proposition des moodboards (esquisse de l’univers qui sera adoptée) à son client. Puis, il devra façonner un storyboard afin de détailler tous les plans de l’œuvre à réaliser.  En plus de ces compétences, un bon motion designer devra également être habitué aux manipulations des différents logiciels. Ainsi, il est facilement intégré à une équipe créative comme le directeur artistique et le chef de projet. Mais en parallèle, il travaillera aussi avec d’autres techniciens qui incluent les développeurs Web, les spécialistes flash, des animateurs 3D, des illustrateurs ou encore des graphistes audio et des designers sonores.

 

Vidéo en captation : qui travaillent dans l’ombre ?

 

Pour résumer, la captation vidéo renferme une multitude de facettes vu qu’on peut considérer qu’une interview vidéo pour un film interview est également une captation vidéo. Les films d’entreprise et les films corporate sont également des captations vidéo bien qu’ils sont plus axés sur le domaine du vidéo marketing. Sinon, dans le cadre de l’évènementiel, la captation vidéo s’intéresse aux mobilisations des moyens techniques et humains mobilisés afin de diffuser des vidéos sur grands écrans et de les retransmettre en streaming (en live) sur les différents chaînes du net. Il y a ainsi des caméras, des vidéoprojecteurs, de la lumière, du son, du ou des écrans, des haut-parleurs, de la régie technique, des machines de diffusion et d’un dispositif web ainsi que de toute une équipe afin de faire l’exploitation le jour de la diffusion. De ce fait, la captation vidéo se présente comme étant une science qui requiert une grosse préparation en amont : repérage, aspects techniques et logistiques. De plus, avec les avancées technologiques, l’exigence des clients ainsi que des collaborateurs ne se limitent plus à l’expérience ni au professionnalisme mais poussent les compétences vers la maîtrise d’une info décor sophistiqués favorisant l’exploitation du multi-écrans très riche. Une fois que la prestation est aboutie, un extrait de la vidéo est lancé sur le net sous forme de multimédia vidéo qui permettra de compléter la prestation vidéo traditionnel avec un apport d’aspect interactif et informatif en plus. Pour les cas des films corporate ainsi que les films d’entreprise, il doit y avoir un recours à une bonne prestation vidéo avec des techniques de la multimédia vidéo afin de renforcer l’impact de la présentation auprès de clients potentiels et des futurs collaborateurs. Par ailleurs, il ne faudrait pas oublier que les entreprises sont en proie constante aux changements et à la concurrence. Ainsi, pour se démarquer, le recours aux tournages des films corporate ou film institutionnel s’avère être nécessaire. Bien qu’il doit être assez bref, il doit également être unique afin d’illustrer au mieux l’unicité de l’entreprise que le film corporate doit véhiculer.